ArtCOP21

Le Cri de l’Eophone

Installation d'Anaïs Tondeur et du navigateur Victor Turpin

30 Nov - 21 Dec 2015, All Day

La Passerelle, galerie culturelle de l’espace vie étudiante, Paris

Image principale_Cri de l'Eophone Anaïs Tondeur

Sur les traces du cri de l'Eophone, Encre sur papier, 2015_

Quand

30 Nov - 21 Dec 2015
All Day
Vernissage le 2 décembre 2015 de 17h à 19h

La Passerelle, galerie culturelle de l’espace vie étudiante
4 place Jussieu
Paris,  75005
France
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Type

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Il y a 11 500ans, une vague de froid figeait l’Europe. Aux frontières de la fiction, l’installation Le Cri de l’Eophone présente les résultats d’une expédition à travers l’Atlantique. Ce périple invite à réfléchir au rôle des circulations océanique dans l’équilibre du climat.

L’Eophone (du grec, Eol: le vent ; Phone : la voix) est un instrument à la présence énigmatique. L’histoire nous apprend que le physicien et inventeur, Benjamin Thompson le largua en Atlantique tropical, en 1799.

Vingt ans plus tôt, un vaisseau revenant d’Afrique avait capturé, dans la même région, un échantillon d’eau à 1100m de profondeur dont la température était de 12°C contrastant fortement avec les 29°C de l’eau de surface. De nos jours, ce phénomène est connu sous le nom de circulation thermohaline. Les eaux chaudes des tropiques sont transportées par des courants de surface jusqu’en Arctique, où,
en raison des basses températures et du sel que rejette la glace de mer lors de sa formation, les eaux deviennent plus denses et plus salées. Elles plongent alors en profondeur et circulent lentement vers le sud.

Or, un réchauffement de la planète peut entraîner un ralentissement de cette circulation et modifier le climat. Il y a 11 500 ans, un épisode glaciaire en résulta.

Thompson aurait mis au point une sonde, l’éophone, digne d'une invention de Jules Verne qui devait enregistrer les variations de salinité et de température, à travers les siècles. Equipée d’un pavillon à l’intérieur duquel le vent s’engouffrait et la faisait siffler, son cri perçant devait attirer les marins. Cette sonde devait remonter à la surface tous les 72 ans. Or ni en 1871 ni en 1943, personne n'en retrouva trace.

Sa découverte aujourd'hui serait une source d’informations sans précédent, donnant accès à une mémoire de l’océan et par là même, du climat.
 En 2015, Victor Turpin est parti à sa recherche. L’installation présente son expédition à travers l’Atlantique.

Le Cri de l’Eophone est le premier volet d’une exposition développée lors de la résidence d’artiste d’Anaïs Tondeur auprès des chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle et l’Université Pierre et Marie Curie, dans le cadre du programme Demain, Le Climat.

L’installation est composée d’un film réalisé à partir d’images enregistrées par le navigateur Victor Turpin lors de sa traversée en solitaire de l’Océan Atlantique sur les traces de l’Eophone. Cette projection vidéo est accompagnée d’une cartographie de l’expédition ainsi que de larges dessins de l’Eophone, sonde imaginaire.

Jauge maximale: 50 pers
Pas d’âge min.

www.pointsdexploration.fr
www.anais-tondeur.com

Demain, Le Climat
Sorbonne Universités

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