ArtCOP21

Climat: bienvenue dans l’anthropocène

Exposition, publication et conférences

23 Sep - 30 Dec 2015, All Day

Musée de la Chasse et de la Nature, Paris

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RUBY_Stoves - installation_© Courtesy Sterling Ruby Studio and Gagosian Gallery_Photo by Robert Wedemeyer

Quand

23 Sep - 30 Dec 2015
All Day
Aux horaires d'ouverture du musée.

Musée de la Chasse et de la Nature
62, rue des archives
Paris,  75003
France
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Type

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Ça chauffe ! Le musée de la Chasse et de la Nature s’associe à la Conférence de Paris sur les changements climatiques COP21.

En ce deuxième semestre 2015, la programmation culturelle participe au questionnement sur l’avenir de notre écosystème. L’activité humaine serait désormais un facteur déterminant pour l’évolution de toutes les composantes de la nature. Nous serions entrés – sans nous en apercevoir – dans une nouvelle ère géologique, un nouveau chapitre de l’histoire de la Terre, qu’en termes savants on qualifie d’anthropocène.

Que peuvent la culture et l’art en particulier face à ces enjeux considérables ? L’art révèle autant qu’il façonne notre appréhension du monde. Notre perception de la nature et des différents usages que l’on peut en faire est tributaire – voire captive – de ces images. Ainsi, en créant de nouvelles images, les artistes nous amènent à réfléchir ou à ressentir différemment. Qu’on en juge d’après la manière dont nous percevons la beauté dans la nature. Pendant des siècles, notre civilisation ne lui a accordé de prix que dans la mesure où elle était façonnée par l’homme ou productive. En révélant l’attrait du sauvage, les artistes romantiques ont anticipé la réaction contre les excès de l’industrialisation. À présent n’est-il pas urgent que l’art nous incite à trouver beau ce qui est également bon pour la planète ?
Pour l’américain Sterling Ruby, l’art doit nous permettre de prendre conscience de notre responsabilité. En installant des poêles à bois dans la cour du musée pour tiédir l’atmosphère, il n’exécute pas qu’un geste absurde. Sollicitant notre réaction, il nous alerte sur l’usage que nous faisons des ressources naturelles et sur leur gaspillage.

La revue Billebaude consacre un numéro entier à l’anthropocène. Fidèle à sa formule, elle diversifie les points de vue en appelant les témoignages de penseurs, de chercheurs ou d’hommes de terrain et en y associant des propositions artistiques. La sortie de ce numéro dédié s’accompagne d’un cycle de conférences dans le cadre des Nocturnes du mercredi soir. Le public est appelé à participer aux débats sur les nouveaux modes de gestion et de représentation de la nature nourris par des contributeurs de diverses disciplines avec notamment le philosophe Bruno Latour, l’artiste chinois Yang Yongliang, et également des scientifiques et gestionnaires de l’environnement.

S’intéressant à ces questions écologiques, le musée ne renonce pas pour autant à explorer le rapport de l’homme à l’animal. C’est le thème de l’exposition qui va marquer cette saison. Le peintre américain Walton Ford poursuit un travail d’une méticulosité fascinante où il mixe des références à priori inconciliables : culture scientifique, bandes dessinées, littérature.
Pour sa première exposition en France, il a créé et mis en scène de nouvelles œuvres en considérant le musée comme une sorte de Gévaudan hantée par la Bête. Son travail complexe nous interroge sur l’origine culturelle de notre perception de l’animal.

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